Snowmobile & BBQ

14 avril 2013, Rosie Creek Road, Fairbanks

En raison des vents tempétueux du weekend dernier et des chutes de neige du début de semaine, les conditions de ski dans les montagnes alaskiennes ne sont pas des plus optimale pour ce samedi. Bref, dès mercredi passé, nous avons renoncé avec Nick de tenter une deuxième ascension de McCallum Peak. A la place, je profites de faire quelques menus travaux sur ma voiture, tel que changer l’huile, réparer la prise 12V,… et dimanche, Nick m’invite pour une barbecue à Flat Mountain Farm à mi-chemin de Chena hot spring. Pour meubler la journée il me propose d’une petite randonnée en ski de fond ou une virée en snowmobile.

10h00, j’arrive à la ferme, posée au milieu de la large et plate plaine où s’écoule la Chena. Au milieu des bouleaux, trois cabines, dont deux à étages, construite au milieu d’une vaste clairière, entourée par de nombreux enclot où s’ébattent huskies et autres chiens de traineau. Ciel couvert, température douce, nous optons pour un petit tour en motoneige, autour de Flat Mountain. Seconde expérience pour moi sur ces sympathiques machines, première fois au milieu des arbres. La piste est sinueuse, légèrement bosselée. Très rapidement je reprends mes repères, équilibre la machine avec le poids de mon corps. Je trouve presque plus simple sur la neige que sur la glace de mer, les bosses sont plus douces, moins à pic que le pack.

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Plusieurs fois il me propose deux itinéraires à choix, invariablement j’opte pour celui nous amenant sur les petits chemins, à peine tracer où il ne faut pas oublier de baisser la tête pour éviter certaines basses branches et autres arbres à moitiés déracinés. Mais tout à une fin, après avoir glissé sur une courte longueur de glace, nous devons nous rendre à l’évidence qu’il nous sera impossible de poursuivre notre route : un des affluents de la Chena a débordé de son lit, inondant d’une épaisse couche de glace toute la forêt sur des centaines de mètres. Entre les sapins verts, couvert de lichen noir, la glace teintée de jaune et turquoise, le paysage est des plus photogéniques.

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Après avoir rebroussé chemin, nous empruntons un autre trail, que Nick n’a jamais suivi jusqu’au bout. Généreusement il me laisse passer devant. Je suis les ornières laissés par les précédentes motoneiges. A une nouvelle intersection, Nick me fait signe de prendre sur ma gauche. le passage, recouvert par la neige,  n’est plus qu’une vague dépression sur le sol. Mais aucun risque de me perdre, puisqu’un seul passage entre les arbres est suffisamment large pour nous laisser passer. Peu à peu la pente s’accentue, le tracé virevolte de gauche à droite pour éviter les arbres : les sapins des zones humides laissent la place au bouleau. Par deux fois, lors d’un virage un peu plus serré, le cul de mon engin glisse dans la neige. Penchée à 45°, il ne me reste plus qu’à me mettre au rappel, appuyé sur la manette de gaz et remettre la motoneige sur le droit chemin.

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Après une longue traverse en dévers, je dois me rendre à l’évidence que la pratique de la motoneige peut être une des activités des plus sportives : les bras me tirent à force de me pencher  de gauche à droite, ou de me mettre en position de rappel, je retire ma fourrure polaire pour éviter d’avoir trop chaud. Petite descente au cours de laquelle j’ai l’impression de me retrouver sur un bateau surfant sur une vague, dans la machine est sensible à l’orientation de la pente et la position du poids.

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Finalement, nous rejoignons Compeau Trail  dont l’itinéraire bien défini est presque damé par le passage régulier des skieurs et des engins motorisés. Bref, nous poussons à fond sur ces veilles machines, grimpant à près de 30mph dans les lignes droites. La vue sur les vallons en contrebas est juste magnifiques, après une longue descente jusqu’à Colorado Creek Cabin, nous rejoignons la ferme au milieu d’une jeune forêt de conifères. Peu avant d’arriver, au milieu d’une clairière, trois anciennes cabines de rondins, écroulées, sont à moitié englouties par le permafrost. Sans doute vestige de la ruée vers l’or qu’à connue l’Alaska des décennies en arrière.

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Peu après notre arrivée, nous voici autour du barbecue, avec Piia, Julian, Nick et sa copine népalaise, dont j’ai malheureusement oublié le nom. Au menu, steak de caribou et saucisses d’élan, quelques bières, fromage de chèvre, les baguettes que j’ai cuit hier et quelques desserts. Un véritable régal qui est accueilli avec joie avec nos estomac affamés.
Magnifique journée bien remplie, et qui m’a fait découvrir un peu plus les motoneiges. Si je n’en pratiquerais pas toutes les fins de semaines, je dois dire que c’est assez fun à piloter, et que bizarrement les impressions de conduites lorsque les patins s’accrochent dans la neige, que le reste de la motoneige suit derrière, les mouvements du corps nécessaire pour équilibrés la machine, les dérapages du cul quand la neige est trop molle m’ont rappelé certaines impressions que j’avais lorsque je dévalais les pentes en surf alpin. Surprenant.

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