GVA-AMS-SEA-FAI : un long 1er janvier

1er janvier 2013, 14h00 (GMT-8), Aéroport de Seattle-Tacoma (SEA)

Peu avant 1 heures du matin, alors que mon oncle et ma tante nous quitte, Valérie dore comme un bébé sur le tapis du salon, papa fait une une petite sieste afin d’être en forme pour me conduire jusqu’à Genève. 2h00, une bonne douche pour me remettre d’aplomb. 2h30, nous partons pour Genève. Après une petite halte à Martigny durant laquelle nous déposons Ozgür et Valérie chez eux, je dit une dernière fois adieu à la Cime de l’Est, dont la silhouette laiteuse se découpant sur le fond sombre de la nuit, marque la sortie du Valais à Saint-Maurice.

Aux alentours de Lausanne la circulation se fait plus dense, sans doute des fêtards qui rentrent chez eux après avoir arrosé le nouvel-an. Peu après 4 heures, la voiture est parquée dans le parking presque vide de l’aéroport de Genève. Il ne me reste plus qu’à prendre mon mal en patience jusqu’à l’ouverture du guichet d’enregistrement des bagages. Un dernier café avec mes parents, un dernier adieu, une dernière larme et me voilà de l’autre côté de la douane à 6h20. Je gagne directement ma porte et embarque directement sur le vol à direction d’Amsterdam.

A Schiphol, après avoir gagner un quart d’heure en emprunter le contrôle automatisé pour les possesseur d’un passeport biométrique européen, je découvre le contrôle mise en place pour les voyageurs à destinations des États-Unis. Check, double-check et même triple check de mon visa d’étudiant, avant de pouvoir enfin de me soumettre au scanner corporel, et contrôler pour la troisième fois de la journée mon sac personnel. Bien entendu, comme je suis parti avec mes anciennes KS (bottes de combats de l’armée suisse) aux pieds, il me faut à chaque fois me déchausser, car les boucles métalliques font retentir la sonnerie d’alarme.

D’Amsterdam à Seattle, le vol est long, très long. En plus de ne pas pouvoir profiter du paysage sur l’Atlantique, les nuages et l’Amérique du Nord, je me suis retrouvé comme au cinéma, avec un son dolby surround de cris stridents. De part et d’autre de ma place, deux couples avec des bébés hurleurs. La seul consolation était qu’il devait y avoir au moins une quinzaine de mioches qui ne cessaient de hurler dans toutes la cabines, épargnant guère les passagers. Je songe fortement à m’acheter un casque à protection sonore active, de chez Bose, pour ne plus vivre pareil enfer pour mon prochain voyage. Entre films et lecture d’Into The Wild de Jon Krakauer, j’ai réussi à retrouver un peu de sérénité intérieur, que je ne perdrais qu’à l’approche de Seattle, en découvrant que la majorité des passagers aux fenêtres préfèrent garder les stores fermés pour dormir, plutôt que d’observer les montagnes enneigées et la frontière canadienne.

Arrivé sur territoire américain, il me faut passer la douane, déclarer mes biens que j’importe aux US. Après avoir contrôle que je corresponde bien aux données biométriques de mon passeports, il me faut présenter mes fromages à la douane pour prouver qu’il s’agit bien de produit à pâte dur, et non à pâte molle – porteuse de nombreux germes, nocifs à la santé alimentaires des états-uniens –. Je peux enfin remettre mes bagages entre les mains d’un manutentionnaire pour qu’elle embarque dans le même avion que moi d’ici quelques heures. Un dernier contrôle de sécurité à passé : cette fois-ci en plus de mes chaussures, je devrais aussi enlever mon pull, car deux petits anneaux métalliques, renforts pour les ficelles de la capuche déclenche l’alarme.

Profitant de mes sept heures à disposition avant mon prochain embarquement, je visite l’aéroport de Seattle-Tacoma de long en large, visite chaque boutique, avant de rejoindre l’Alaska Lodge pour manger un premier hamburger américain (2.5/5), déguster une bière locale, la Pike IPA, ainsi que de tester un avant-goût d’Alaska avec l’Alaskan Winter Seasonnal.

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Comments

  1. Un plaisir de te lire Marc! Ton récit m’a vaguement fait penser à l’histoire de Bilbo le Hobbit 😀
    Porte toi bien.

    1. Avec des températures aussi clémente que ces jours-ci, je ne peux que bien me porter.

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