Anchorage

21 mars 2013, Rosie Creek Road, Fairbanks

Bien que nous aurions aimé pouvoir dormir plus longtemps, nous nous réveillons peu après neuf heures. Le temps de déjeuner, faire quelques courses pour réapprovisionner le frigo de Rick, acheter une ou deux cartes postales, profiter une dernière fois du front de mer sous le soleil, discuter avec Rick, … il est déjà passé 11h30 lorsque nous quittons Seward. Je m’habitue tant bien que mal à la nonchalance méditerranéenne d’Eyal, bien que des fois j’aime à le stresser un petit peu.

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De Seward à Anchorage, 130 miles de nature, entre forêt et béquets enneigés, entre fjord et lac gelé. De temps à autre un petit village ou une agrégation de cabine autour d’une pompe à essence. Profitant du paysage tout en roulant, il nous faudra un peu plus de troi heures pour parcourir la distance, en contant moins d’une demi-douzaine d’arrêts pour prendre quelques photographies. Un nombre minimal presque record. En même temps, tout en conduisant, je demande parfois à Eyal de prendre la photo d’une montagne ou d’une vallée latérale.

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Quittant Kenai Peninsula, il ne nous reste plus qu’à longer pendant une cinquantaine de miles le rivage de Turnagain Arm pour rejoindre Anchorage, une route des plus scéniques. A l’extrémité intérieur de ce bras, des morceaux de banquises flottent sur la mer, poussé vers le large par le flot descendant d’une rivière . Ici, lors de chaque marée, une heure après l’étal de basse mer, un mascaret [footnote] une puissante vague généré par le mouvement des flots [/footnote] remonte l’estuaire à pleine vitesse, détruisant tout sur son passage, brisant régulièrement la glace qui se forme, repoussant les morceaux au fond du bras. Un long arrêt est nécessaire pour profiter de la réflexion presque parfaite des montagnes de Kenai Peninsula sur l’eau.

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Arrivé à Anchorage, nous récupérons Simon, un doctorant français étudiant la neige, à l’aéroport puis pratiquons le pèlerinage que tout montagnard habitant à Fairbanks effectue lorsqu’il descend au sud. Le culte consiste à visiter successivement AMH – Alsakan Mountaineering and Hiking -, LE magasin pour trekkeur et montagnard, ainsi que REI, l’équivalent américain du Vieux Campeur français. Entre l’installation de clips sur les peaux de phoque pour Eyal et Simon à AMH, et l’achat d’une nouvelle paire de ski et de chaussures pour Simon à REI, la fin d’après-midi est vite passée. Après avoir fait les commissions pour ces trois prochains jours avec Eyal, nous avons juste le temps d’atteindre la grève, située en contrebas de l’aéroport, pour admirer les derniers rayons du soleil disparaître derrière les montagnes, tout simplement splendide.

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En début d’après-midi, Simon se rends compte qu’il a oublié les cartes de notre prochaine excursion de trois jours à Fairbanks. Bien que situé à moins d’une heure de route d’Anchorage, et que de nombreuses personnes randonnent dans cette région, il nous est impossible de trouver une carte des Talkeetna Mountains à REI et AMH. Décontracté Eyal nous dit qu’il connaît suffisamment de monde à Anchorage pour pouvoir imprimer une carte, en noir et blanc, si ce n’est pas en couleur. Suite à une réponse positive, nous fixons rendez-vous pour passer vers 22h00. D’ici là, nous nous délectons d’une pizza à Moose’s Tooth. Alors que nous terminons notre bière, l’ami d’Eyal nous rappelle pour nous annoncer que les cartouches d’encre sont vides. Qu’à cela ne tienne nous demanderons simplement au patron du bar de nous imprimer la carte. Moins de 15 minutes plus tard, nous avons enfin notre précieuse feuille de papier en trois exemplaires, soigneusement rangée dans une chemise plastique. Que du bonheur d’être en Alaska.

1heure de route plus tard, 23h00 nous sommes garés sur le parking d’où nous partirons demain matin. Le temps de déployer la tente pour Eyal et Simon, de sortir les skis de la voiture afin d’y faire de la place pour que je puisse m’y allonger et nous nous couchons, non sans avoir apprécié une dernière bière.

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