Ski à Michael Creek

24 avril 2013, UAF, Fairbanks
Bien entendu, il existe une version longue

Really toasty sont les premiers mots qui me sont venus à l’esprit ce matin lorsque je me suis réveillé, au vue de la température intérieure de notre abris. 8h30, le haut de la vallée est déjà baigné par le soleil, le temps de préparer le petit déjeuner et le voilà inondant le campement.

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Alors que hier soir, nous pensions simplement lever le camp et redescendre peu avant midi, un petit vallon latéral ne cesse de faire des clins d’œils. De loin, sa forme concave fait penser à un gigantesque pipeline, et la surface de la neige semble lisse, exempte d’aspérité. Bref, les hésitations s’évanouissent bien vite et nous grimpons en direction du petit col donnant sur Flood Creek, la vallée parallèle. Au fond de la pente, il faut nous rendre à l’évidence, ce n’était pas qu’une illusion : le vallon est recouvert d’une couche de neige compactée dur, aussi bien entretenue qu’une piste damée. Si le versant sud descend doucement, l’autre côté est bordé par une haute paroi verticale, un impressionnant faciès de rupture, uniquement témoignage rémanent d’une gigantesque corniche.

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Arrivé au col, nous profitons de la vue sur Flood Creek, dont le fond de la vallée nous semble une place idéale pour venir profiter de la poudreuse l’année prochaine, excellentes pentes, orientations variées. Balayée par les vents, la crête est presque mise à nue, laissant apparaître le sol, sur lequel semble pousser avec peine quelques lichens.

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Longeant l’arrête, nous gagnons encore quelques précieux mètres pour allonger notre descente au maximum. Il est temps de redescendre : Max se révèle un excellent télémark, et aussi l’un des plus élégants que j’aille vu.Nick et Aïno me font signe de suivre Krista, Max et Tim et qu’ils se débrouilleront pour descendre. La neige est dur, parfaite pour des petits virages suivis de quelques grandes courbes dans le passage concave. Un vrai bonheur.

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De retour au camp, il ne reste plus qu’à préparer nos bagages et à retourner au voiture, une petite balade de 4 ou 5 miles. Si Nick, Aïno et Chris se débrouillent sans trop de problème, Angela et Constance ont plus de peine. Leur peur augmentant exceptionnellement avec la vitesse, elles garderont les peaux de phoques presque toutes la descente pour glisser plus lentement. Tim, Max et Krista les dépassent presque sans sourciller, assurant les demoiselles au passage que la descente ne devrait pas poser trop de problème, si elles ont déjà pratiqué du ski de fond. La coutume en Alaska sur le chemin du retour, que ce soit pour descendre une montagne ou sortir de la montagne, est que les mauvais skieurs doivent se débrouiller seul, les bons prenant de l’avance et s’arrêtant de temps à autre pour profiter du soleil et attendre le reste de la compagnie. Si Angela avance lentement, elle n’a pas de problème à skier avec son sac à dos, Constance quand à elle tient tout juste debout sur ses skis. Devant ses déboires sur le premier demi-mile, malgré ses protestations, je finis par lui prendre son sac – qui se révèle bien léger, je dirais une petite quinzaine de kilogrammes – et lui donner quelques indications pour glisser plus facilement, et surtout avancer plus rapidement, ce qui me faudra le surnom temporaire de “Private Swiss Guide”

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Au détour d’un méandre, je rejoins Max, Tim, Krista, Chris et Angela, assis sur leur sac à dos, appréciant le soleil, ne s’attendant pas à me voir surgir portant deux sacs à dos, descendant tranquillement en style télémark. Max ne peut s’empêcher de s’exclamer que son niveau lui semble bien petit soudainement. A quoi je rétorque, que mes années de télémark pratiqués à la descente m’ont beaucoup appris, mais que par contre il conserve encore quelques longueurs d’avance en ce qui concerne la montée. En guise de récompense, j’ai droit à un magnifique spectacle : alors que j’attendais Constance, levant la tête, j’aperçois un carcajou remonter un goulet de neige, avant de disparaître dans les rochers, apparition des plus rares en plein milieu d’après-midi.

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De retour à la voiture, avec Nick nous grillons le surplus de bacon de vendredi soir, débouchons les bières enterrées dans la neige, Max ouvre un paquet de chips. Petit moment de détente bienvenu avant de reprendre la route pour Fairbanks.

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