Sevenmile Lake

6 août 2013, 113 Roxie Road

9h30, il est temps de se mettre en route, en direction des Amphitheaters Mountains qui se dressent au nord de la route. Une piste ATV nous emmène à travers le bush jusqu’à Landmark Gap Lake, 3 miles à l’intérieur des terres. Chemin faisant nous picorons les myrtilles poussant sur les arbustes de part et d’autre du chemin de terre battue. Sur la surface du lac, à peine ridée par une brise matinale, les montagnes s’y reflètent délicatement. Découvrant quelques plats et arrondis galets, Andy se révèle le meilleure d’entre nous avec plus de neuf ricochets.

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Quittant les chemins tracés, nous nous enfonçons dans l’arrière pays, gravissons une petite butte dominant le lac. L’eau se pare d’une large palette colorée, allant d’un vert émeraude au bleu turquoise, en passant par un vert olive. En règle générale, lors d’une randonnée, nous préférons longer la lisière supérieure du bush en raison d’une végétation dense occupant la partie basse des vallées, ainsi que des possibles rencontres impromptues avec des ours et autres animaux près des sources d’eau potable. Aujourd’hui les pentes traversées par une succession de pierrer, la présence d’un petit sentier tracé par le gibier longeant le bord du lac ainsi qu’une petite grève parcourant sa périphérie, nous pousse à redescendre au niveau de l’eau. Souvent sec, parfois boueux, nous avançons tranquillement entre bush et pierrier. A mi-chemin, une petite anse nous invite à s’arrêter pour casser la croûte. Bien assis sur nos cailloux, Andy et moi nous nous délectons du boursin. Il ne faudra pas attendre longtemps avant que Mandy devienne aussi une fervente adepte.

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Poursuivant notre chemin sur la grève, la légère brise s’est estompée, les dernières rides ont disparues du Lac. Le lac est devenu un parfait miroir. L’instant est magique. Sous un ciel plombé, la luminosité de la réflexion est telle qu’elle pourrait passé l’objet réel.

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Quelques miles plus loin, l’extrémité du lac est en vue. Au-delà de la grève, la végétation reprends ses droits. Le chemin semble encore loin avant d’arriver à Sevenmile Lake, pourtant distant d’une petite demi-dizaine de kilomètres sur la carte. Afin de nous plonger dans la verdure, nous nous accordons une petite pause. Allongé sur le dos, les yeux à moitié-clos, j’entends Mandy murmuré : “Hey, les gars, il y a un caribou”. Je regarde la rive en face. Mandy a définitivement une excellente vision, aucune trace de gibier. “Non, pas cette rive, de l’autre côté”. Le caribou encore distant d’une centaine de mètres s’approchent peu à peu, suivant le même chemin que nous avons emprunté. Un peu surpris par notre présence, il fait un élégant détour avant de regagner la rive et poursuivre sa route autour du lac. Le moment est magique, observé un animal sauvage sans que ce dernier soit pour le moins du monde effarouché est incroyable.

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Les sac-à-dos à nouveau sur nos épaules, nous nous enfonçons dans les fourrés. Par chance, je découvre un semblant de sente créé sans doute par le passage répété d’élans ou de caribou. La progression s’en trouve facilitée, même si nous ne devons pas gagner plus d’un miles et demi par heure de marche. Mais le but se rapproche peu à peu. Il nous faut redescendre dans un petit vallon, de l’autre côté nous apercevons deux élans broutés dans une prairie. Une petite rivière traversée, nous grimpons à nouveau dans une prairie humide. Deux bonnes heures plus tard après avoir quitté la grève, nous arrivons enfin à la limite supérieure des fourrés. Suivant la topologie vallonnée, dans le lointain, à contre-jour, la surface étincelante du lac se découpe entre les sombres silhouettes des montagnes.

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Et voilà nous sommes arrivés à destination, une petite butte au sommet presque plat domine une anse. L’endroit est parfait pour camper. Avant même de monter les tentes, nous descendons au bord du lac. Il est passé 22h00, mais l’eau fraîche est accueillante. Assis sur la bordure, nous profitons du soleil couchant et de ses derniers rayons de soleil, encore suffisamment chaud pour nous sécher. Au menu du soir, fondue, vin blanc. Nous observons l’obscurité envahir la vallée. Peut être la première fois depuis des semaines pour que le changement soit saisissant, bien qu’il ne fasse pas encore assez sombre pour voir les étoiles.

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