Souvenirs

16 août 2013, La Ferblanterie, Genève

6h00, nous atterisons à Amsterdam. Le temps de quitter l’avion, rejoindre la portion centrale de l’aéroport pour passer la douane européenne et enfin rejoindre le terminal D, il est déjà passé 7h30. Me rappellant la visite que j’avais effectué à Vanessa en 2010 à Delft, et ayant en ce temps oublier de ramener un magnet, je n’hésite pas une seconde, double mon achat avec un mug stylisé du triple X d’Amesterdam. Bien entendu, un transit par cette ville ne pouvait pas s’achever sans que je craques et ramènes quelques paquets d’Hagel Slag [note] NdR : prononcé “ha-rrel slar’”, petits batonnets en chocolats utilisé en patisserie ou tartiné sur une tranche de pain [/note] et de stromwaffel [note]assemblage de deux fines gauffres rondes avec une couche interstitel de miel[/note]. Bref, mon sac s’alourdit encore un petit peu.

Le départ est différé d’un petit quart d’heure, le temps que l’équipage, en provenance d’un autre avion, rejoigne le notre. Dans l’attente, la foule devient nerveuse, presque aggressive. Un comportement que j’avais oublié de l’autre côté de l’Atlantique, où les retards sont plus courants, et où les gens agissent d’une manière, que je qualifierais, de plus sympathique. Le moto en Amérique est qu’il ne sert à rien de s’énerver, car de toute manière, il nous serait bien difficile d’améliorer la marche des évènements. Un peu plus d’une heure et demi plus tard, nous atterissons à Genève. Dommage que je n’ai pas pu profité d’une place près d’un fenêtre pour cette dernière portion du trajet, la visibilité était exceptionnelle sur le plateau et le Jura pour en faire quelques portraits souvenirs.

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Arrivé à Genève, après un quinzaine de minute, je vois avec soulagement mes deux valises apparaître sur le tapis roulant. Il ne me reste plus que l’étape de la douane, qui pourrait poser problème car je ramène pour un peu plus que les 300 CHF autorisés. Nicole, la personne en charge se révèle des plus aimables. Je lui explique que je préfère annoncer l’importation d’un ulu, le couteau traditionelle inuit, avec un manche en caribou, même si cela ne devait pas poser de problème. Nous entamons alors une agréable discussion sur l’importation d’objet en ivoire, os de baleine ou dent d’animaux protégé en spécifiant les demandes de CITES, l’organisme en charge des échanges, les autorisations nécessaires, les amendes possibles, … Nicole ayant elle-même vécu pendant quatre semaines dans une famille amérindienne, il s’ensuit une discussion élargie sur les échanges culturelles entre les natifs et les scientifiques, ainsi que la vie dans une dry cabin. Finalement, même si je dépasse légèrement les quantités d’alcool avec une dizaine de bières, atteint la limite poissonnière, ramène quelques souvenirs alaskiens, … elle me dit de poursuivre ma route.

Le temps de réempaqueter mes affaires et souvenirs dans un sac à dos, déposer les deux sacs à la consigne, me voilà chez Manor, au rayon fromages en train de sélectionner un vacherin, une demi-tomme de bruson, et un morceau de raclette valaisan. Alors que je prends en photographie la magnifique selection de saucisses et saucissons secs, je suis interpellé durement par une des vendeuses, car il est interdit de prendre des photographies. Pour en revenir au sujet, je prendrais 5 minutes pour sélectionner le saucisson au sanglier originaire du Val d’Aosta. Une baguette torsadée et une petite bouteille de gamay valaisan vienne complètement le pique-nique.

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Arrivé au bain des Pâquis, qu’il est doux de se jeter à l’eau pour se décrasser. Cela doit bien faire deux jours que je roule ma bosse d’aéroport en aéroport, avec une belle randonnée lors de ma visite de Minneapolis. Avec une température à près de 23°C, le Léman me paraît bien agréable, presque tropicale avec mon habitude de me baigner dans des eaux n’excédant guère 10 à 12 degrés. Une fois dehors, quelques peu ragaillardis, et surtout un peu plus propret, je quittes les lieux pour rejoindre la jetée du port des Pâquis situé quelques centaines de mètres en amont. Assis sur un large bloc horizontal, je déballe mes victuailles. C’est un vrai plaisir que de les humer les unes après les autres. Ah fromages, gouteux fromages comme vous m’avez manqués. Ah saucisson sec, au goût de gibier, pourquoi est-il interdit de vous importer. Seul, le vin, un petit peu acide pour un gamay porte une ombre au tableau. Mais bien insuffisante pour gâcher ce moment de retrouvaille culinaire.

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Peu après 15h00, je revois avec plaisir Amandine, qui n’a pas vraiment pas changé depuis l’année dernière. Place de la navigation, nous dégustion une excellente glace (merci Tutu et Céline pour l’adresse). Au environ de 17h30 j’ai rendze-vous avec Evrard, l’un des marins que j’avais rencontré sur Orcinus II l’année dernière lors du Bol d’Or du Léman. Nous nous retrouvons à la Ferblanterie, un sympathique petit bar et dégustons un petit ricard. Ah le petit jaune, un apéritif qui aurait grandement été apprécié par Fairbanks avec les températures caniculaires de cet été. Sans compté qu’une partie de pétanque sur ma driveway est envisageable.

18 août 2013, Zürich-Bern

Le temps de récupérer mes affaires dans la consigne, me voilà assis dans le train. Après un changement à Biel/Bienne, d’ici deux heures et demi, j’aurais rejoins Vanessa, une amie de l’université, et son copain max à Aarau. Le plan initial ne tenait pas compte du seul raté de tout mon voyage depuis Fairbanks. Un dérangement mécanique dans la locomotive de terre nous fait accumuler des minutes de retard. Les unes après les autres, le retard se compte peu à peu en dizaine de minutes. Arrivé à destination, il se chiffre à trois quarts d’heures. A passé 22h00, les cuisines sont toutes fermées, commee il est de coutûme en Suisse-Allemande. Nous finirons par nous rabattre sur quelques tranches de saucisson et de fromage pour l’apéro puis un steak haché accompagné d’un excellent chutney Bacon-Sirop d’Erable ramené d’Hell’s Kitchen. Un vrai régal.

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Comments

  1. on dit pas “un peu de raclette valaisan” au lieu de valaisanne en valaisan?

    1. Pas faux, déjà que je dois parfois traduire des mots de l’anglais en français. Si maintenant je perds mon valaisan, rien ne vas plus!

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