50ste Limmatschwimme

18 août 2013, Zürich-Bern

Lever peu après 8h00, je me rends compte que je ne suis plus du tout habitué au nuit citadine. A Minneapolis, j’avais déjà été surpris par le rumeur automobile qui flottait dans les airs alors que je me baladais. Cette nuit, les bruits estivales d’une ville résonne dans mes oreilles : fêtards un peu éméché, voitures tardives, sons de terrasses et musiques. J’en regrette presque mes nuits alaskiennes, durant lesquelles seuls les écureuils sautant de branche en branche, et le train sifflant dans le lointain, trois fois par nuit, troublent le silence.

[singlepic id=602 h=450 float=center]

Eggs & Bacon pour le petit déjeuner, accompagné d’un peu de fromage et d’Hagel Slag déposés délicatement sur une épaisse couche de beurre ramollie. Un vrai délice. A midi, nous rejoignons Valérie, ma sœur, à la gare de Zürich. Elle nous raconte son voyage mouvementé dans un wagon rempli de buveurs quelques peu imbibés, et rajoute qu’Ozgür est désolé de ne pas pouvoir participé à la Limmatschwimme. En même temps, personne ne peut lui en vouloir, il est à San Francisco, en train de signer son contrat de post-doc à l’université. Quelques minutes plus tard, Andreas, le frère de Barbara Trüssel, une Suissesse venant de terminer son doctorat à Fairbanks, récupère le sac de sa sœur que j’ai ramené depuis l’Alaska. Voilà, nous sommes fin prêt à nous rendre sur les bords de la Limmat.

Pour ceux qui ne se rappellerait pas, la Limmatschwimme est une manifestation sportive qui consiste à se laisser glisser aux fils des flots de la Limmat depuis le Frauenbad – le bain des femmes – jusqu’à … deux kilomètres plus loin. Il s’agit de la seule fois dans l’année où il est possible de se nager dans la partie supérieure entre le lac de Zürich, et le barrage supérieur de retenue d’eau. Les 4200 billets disponibles disparaissent en quelques cliques et moins d’une vingtaine de minutes. Nous découvrons avec plaisir que la mascotte de l’année, qui prends vie sous les traits d’une bouée gonflables en plastique, est un crocodile.

[singlepic id=603 h=450 float=center]

Peu après 13h00, nous nous jetons à l’eau. Comme hier, je trouve la température des plus agréables. Ness et ma sœur se trémousse quelques peu avant de déclarer qu’elle n’est pas trop froide non plus. Nous voici déjà entraîné par un léger courant. Les quais défilent les uns après les autres, surmontés de ces bâtiments érigés en pierre de taille, principalement de la molasse grise, dont les joints sont peints en blanc ou rehaussés en gris foncés. De part et d’autres des ponts, des badauds amassés sur les rambardes regardent descendre les nageurs : qui simplement avec leur crocodile, qui chevauchant une piscine gonflable, qui étendu sur un matelas pneumatique, qui naviguant de conserve avec une glaciaire.

[singlepic id=605 h=450 float=center]

Les graffitis ornant les murs du Dynamo, un centre de jeunesse, marquant le début de la zone nageable, est déjà en vue. De part et d’autre, des centaines de nageurs se reposent au soleil, apprécient une bière ou se délectent d’un sirop. Encore quelques centaines de mètre et il nous déjà sortir. Mission accomplie en un peu moins d’une heure, avec beaucoup de plaisir et de longue discussion tant avec ma sœur – tout content de nous retrouver –, qu’avec Ness et Max.

[singlepic id=607 h=450 float=center]

Une fois changé, un passage par la Coop 1 nous permet de nous approvisionner d’un frugale casse-faim. Fish’n’chips, sour cream et corona que nous apprécierons assis sur le muret longeont la Limmat. Alors que Ness et Max nous quitte pour filer sur Dijon, Valérie et moi glissons vers les rues piétonnes en quête d’une glace. Elle s’achevera assise à une terrasse à dégusté un maté froid, tout en papotant des événements de ces derniers mois.

Après l’avoir reconduit au train, je me mets en quête de la maison de Rémy, chez qui je devrais dormir ce soir. Ne répondant pas au téléphone, le seul indice que je possède sur sa localisation est l’invitation à une grillade pour le 24 août dans les locaux d’Hubertus League. Une rapide recherche me fait prendre conscience de l’utilité d’un smartphone en Suisse, me permet de localiser les locaux d’Hubertus Design à Lezigrabenstrasse 112. Sur place, je découvre au premier étage du numéro 120, la terrasse apparaissant sur la photographie de l’invitation. Personne ne réponds malgré la fenêtre ouverte, la porte d’accès des escaliers est fermée, et aucune sonnette n’est visible. Déposant mon sac sur le sol, je grimpe le long du mur en brique pour accéder à la terasse. 5 minutes plus tard je suis dans l’appartement, personne ne réponds. Entendant du bruit à l’étage supérieure de la colocation, je grimpe les escaliers et frappe à la porte. Il n’a aucune idée d’où peu se trouver Rémy, mais me donne le numéro d’un contact qui doit pouvoir me fournir le numéro de téléphone de Fiona, la copine de Rémy.

Alors que je m’apprête à le composer, un message de notification de la part de facebook, m’apprends que Rémy tente de rentrer en contact avec moi : “J’avais pas capté que tu débarquais ce Samedi… le Barbecue c’est le 24 comm eindiqué sur le site… merde ça craint. Je suis en Norvège. Le romaing marche pas top on dirait…” Cette histoire me rapplait notre soirée après la remise des diplômes. Alors que nous étions toutes la classe assise dans un restaurant en train de festoyer. Il reçoit un coup de téléphone. Sa copine lui rappelle que ça fait presque une heure qu’elle l’attends à la gare de Lausanne. Rémy lui réponds chevaleresque qu’il était persuadé qu’elle ne devait arriver que d’ici une dizaine de minute et qu’il est déjà en route. A peine l’appel coupé, il affirme en substance : “merde, j’étais sûr qu’elle devait arrivé demain soir. Bon je vous laisse, je vais la récupérer, déposer les affaires à l’appart’ et je vous rejoins après.”.

[singlepic id=601 h=450 float=center]

En guise de plan B, je téléphone à Delz, le capitane du patrouilleur militaire suisse Saturn. Ce dernier est à un mariage, mais m’indique où je peux trouver la clef de la maison et ajoute que je peux dormir dans le canapé du lougne situé au deuxième. Parfait, une heure et demie me voici à Möhlin ou presque, je me suis assoupi dans le train pile à l’arrêt de Möhlin et continue jusqu’à Rheinfelden, d’où je prends le bus pour revenir sur mes pas.

 [nggallery id=60 template=”player” images=0]

Notes:
1. Une des deux principales enseignes alimentaires en Suisse

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *