Swiss Navy Barbecue

18 août 2013, Zürich-Bern

Une bonne nuit de sommeil dans un village de campagne, bien moins bruyant que Aarau et sa vie nocturne, me fait le plus grand bien. Peu après j’accompagne Delz jusqu’à la maison … où nous avons organisé un BBQ avec quelques amis de la Swiss Navy, la marine militaire suisse. Le club-house des pontonniers, situées en amont du Rhin, domine une petite plage devant laquelle sont ancré 6 nacelles. En attendant l’arrivée de nos camarades, nous discutons de la pluie et du beau temps, avant de lui parler de l’Alaska à grand recours de photographies.

A l’heure de l’apéro, Drewanosky nous rejoint, le capitaine de Perseus, suivi que Vögtli, Schibli, Kleine Delz – le petit frère de Delz –, Marti, … Excellent après-midi de détente autour d’un barbecue et de quelques bières. Nous ressassons quelques souvenirs du militaires qui marqué les mémoires des marins. Le plus grand exploit fut sans doute l’arrestation du bateau de mes parents lors d’un exercice au Bouveret. Alors que nous patrouillons au large de Montreux pour quelques jours, à la vue d’un voilier tentant de forcer le passage dans un espace restreint, j’annonce à Delz qu’il serait presque tant de prendre des mesures. Devant l’absence de réactivité de notre centrale de commandement, j’annonce à Delz “Ketch, Ketch”, signifiant l’arraisonnement du bateau. Ce dernier me faisant confiance signale le branle-bas de combat. Les moteurs sont poussés à fond, le radariste guide le pilote, quelque peu nerveux, dans le cockpit, un des deux soldats brandit le drapeau signifiant “mettez vous en panne”, dans le carré le reste de l’équipage au repos se demande l’origine de ces mouvement accélérés. Nous cerclons par deux fois autour d’un pauvre voilier déjà à moitié déventé dans ces faibles airs. La spirale se referme lorsque Delz annonce au haut-parleur dans un français imparfait imprimé d’un fort accent allemand : “coupez les moteurs, ne bougez plus, ceci est une arrestation”. Dans le cockpit j’éclate de rire devant la tête ahurie de mes parents, ne s’attendant pas à une telle débauche d’énergie. De même Delz et l’équipage ne s’attendait pas à ce que j’aille arraisonner mes parents. La cerise sur le gâteau est lorsque nous transborderons quelques bouteilles de vins, trois gros morceaux de fromage, deux ou trois saucisses, et surtout deux saucissons en croûte. Personne à bord n’était au courant que j’avais téléphoné à mes parents la veille pour avoir un ravitaillement. Mission accomplie.

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En fin d’après-midi, la compagnie diminue de taille. Un dernier verre sur la terrasse devant la maison de Delz et Schibli me ramène jusqu’à Baden. De là, je gagne à nouveau Zürich. Ayant un peu d’avance dans mon planning, je plonge dans la Limmat au niveau de la Dynamo et me laisse glisser jusqu’au même niveau que hier. Quelle agréable moment rafraîchissant par cette chaude journée. A la grande différence de Fairbanks, la Suisse est bien plus humide et la peau devient rapidement moîte, collante avec l’humidité ambiante. 20 minutes plus tard, j’arrive chez Lis et Francesco, deux étudiants de l’ETHZ 1 en échange à l’EPFL 2. Depuis nous avions gardé un bon contact, sans malheureusement se voir régulièrement. Au détour du web, j’avais appris que marié depuis peu, ils sont les heureux parents de Rita. Sympathique retrouvaille autour d’un verre de Rivella, la boisson gazeuse nationale de Suisse brassée à base de lactose. Un véritable régale.

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Et voilà, il est temps de rejoindre le Valais pour retrouver ma famille. 22h30, une fondue à la tomate m’attends à la maison, après que mes parents m’ait récupéré à Sion. Un vrai délice qui ravit cœur et estomac, malgré l’heur tardive.

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Notes:
1. Eidgenossiche Technishe Schule Zurich, en français : Ecole Polytechnique de Zurich
2. Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne

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