Vive la mariée

27 septembre 2013

Vive la mariée, au moins le titre de ce billet a le mérite d’être limpide. Depuis le temps que je faisais allusion à ce joyeux événement, ou même le citer complètement, le jour est enfin arrivé. Point n’est besoin de décrire avec force détail cette journée d’anthologie, au cours de laquelle ma sœur changea de nom de famille, me laissant le soin de perpétuer l’espèce Oggier… Peu-être, ou pas je ne sais point encore quelle est le nom de la belle.

Alors que j’étais en Alaska, ma sœur m’avait annoncé un code vestimentaire plutôt détendu, avant toutefois de préciser que le port de bermudas et t-shirt serait quand même mal vu. En décembre dernier, j’avais emporté en Alaska mon pantalon, chemise et pull qui constitue ma tenue plus officielle. Je n’avais pas mis longtemps à comprendre que je ne la porterai sans doute avant longtemps dans ces contrées nordiques et c’est ainsi qu’elle m’a accompagné à nouveau sur le chemin du retour. Ainsi sapé, peu après l’heure de l’apéro, accompagné de mes parents, nous débarquons chez ma sœur. Avec joie, je la découvre dans une ravissante robe d’un fuchsia des plus éclatants, alors qu’Ozgür, habillé d’un sobre costume noir, tirant légèrement sur le bleu, arbore en boutonnière, une fleure au couleur accordée à la mariée.

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Quelques semaines en arrière, fidèle à lui-même, Ozgür avait annoncé à ma sœur que ne possédant ni de voiture, ni de permis de conduire, il ne se voyait l’emmener à l’Hôtel de Ville que sur un vélo. Grand vélocipédiste devant l’Eternel, il avait refusé la voiture de mes parents en guise de véhicule officiel. Ainsi, un tandem noir, décoré de l’inscription “On se marie” attend ma sœur en bas de l’immeuble. Ozgür l’emmena à la force du mollet jusqu’à l’Hôtel de ville, devant les regards ébahis des badauds. Une partie officielle sans fioriture, avec un peu d’émotion, se déroula avec les familles valaisannes et turque. Ainsi Valérie fut mariée à Ozgür ou Ozgür à Valérie.

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Tradition oblige, peu après le mariage, le cortège de voiture des invités s’élança à la suite du tandem pour un petit tour de ville. Si d’habitude les gens se retournent au son des klaxons, aujourd’hui ils ne cessèrent de s’écrier vive les mariés aux passage du véhicule officielle. Au gré des détours, nous croisons un des élèves de Valérie, institutrice au lycée, s’écriant : “Non mais regarde! T’as vu! Y’a la prof qui se marie vélo”. Bref, les commentaires ne cessèrent de fusé.

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Retour à Riddes pour le dîner avec la famille, tant valaisanne que turque, la maman et le frère d’Ozgür ayant fait le déplacement. Entre le témoin d’Ozgür, un argentin et sa femme et mon arrivée en droite ligne de l’Amérique du Nord, presque tous les continents furent représentés, en tenant compte des origines asiatique de Nessie – Vanessa de son vrai prénom, une de mes meilleures amies qui fut choisie comme demoiselle d’honneur par ma sœur –. Ozgür me fait le plaisir de troquer son costume contre une paire de short et un t-shirt, exemple que je suivrais rapidement.

En fin d’après-midi il est temps de rejoindre l’espèce Bouliaq à Saxon où se déroule la suite des festivités ouvertes à un plus grand nombre d’invité. Pour la soirée, malgré la tenue allégée préconisée par Valérie, Max, l’homme de Nessie, arbore une cravate. Quelque peu jaloux, mais aussi pour railler son allure officielle, je me décide d’arborer pareil appendice, bien qu’elle reste pour moi synonyme de la tenue carrée et rigide du militaire. Au détour d’un cintre je découvre l’une des seule cravate m’appartenant, arborant Corto Maltese, le marin italien inventé par Hugo Pratt. Nouée autour de mon cou, il ne me quittera pas de la soirée. Confidence pour confidence, je dois avouer que cela ne point gêné du tout.

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La soirée fut excellente, parmi les nombreux invités j’ai recroisées mon parrain de confirmation, Tatie Rose et Carlos, mes grands-parents, Grand-Chamois, le surnom donné à Gérard, le parrain de ma sœur, … Excellente soirée qui s’est terminée bien au-delà du petit matin après quelques esquisses de danses, un concerto solo pour saxophone avec le marié en premier – et seul – artiste.

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Comments

  1. Marc en chemise. Je rêve!

    1. Et oui, ça arrive. J’ai même mis une cravate (et il n’a pas plu!)

      P.S. Désolé pour la réponse tardive

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