Thanksgiving

Fairbanks, 113 Roxie Road, 1er décembre 2013

Thanksgivings, sans dout les congés les plus appréciés des américains. Une véritable institution, qui, aux Etats-Unis, est une commémoration de l’aide des indiens apportés aux colons du Mayflower lorsque la moitié de ces derniers périrent du scorbut dans l’année de leur arrivée et que les survivants ne durent leur salut qu’au indien. Pour de plus amples informations je laisse l’interweb et les encycolpédies vous rassassier. Matthew ne cesse de m’expliquer qu’il s’agit de son congé préféré, car il s’agit avant tout de bien manger, de bien boire et de se retrouver entre amis. Depuis quelques semaines de gauche à droite, les gens ont commencés à planifier leur 28 Novembre. Il faut dire que la traditionnelle dinde représente un challenge culinaire pour l’américain moyen. Sans compter que cette date est souvent l’occasion de se retrouver en famille, ou en grand comité amicale. Jours après jour, à mesure que la date s’approchait, j’avais l’embarras du choix entre les étudiants de biologie arctique (Brandon, Kyle, Anna, …), mon ancienne colloc’ Erin, avec son inséparable Carla, mon collègue de bureau Matthew, les étudiants du GI ou encore accompagner Eyal et Simon chez John le chasseur. J’opterais finalement pour rejoindre les biologistes, une véritable équipe de bout en train, avec qui j’ai déjà partagé des soirées mémorables.

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Je laisserais la cuisson de la dinde, la prépartion de la farce et autres friandises accompagnant la volaille aux américains pures souches et je m’occuperais des déserst. Pour commencer, un vacherin glacé au café. Ce désert, une véritable institution dans la famille Oggier, a accompagné et accompagne toujours les grands évènements anniversaire, Noël, Pâques et autres réjouissances. Ma maman l’a toujours confectionné, mais cette fois, il m’a fallut le préparé, selon la recette familiale, envoyée, presque d’urgence, depuis la lointaine Suisse. Le deuxième sera un chouilla plus festive, et pourrait peut être bien achevé l’une ou l’autre personne, comme il s’agit d’un baba au rhum.

Bref, après avoir préparé la veille la glace sur son lit de meringue, à mon retour de chez Simon, tôt jeudi matin, je le recouvre de sa couverture de crème glacée. Levé de bonne heure, je prépare le baba au rhum. Je n’avais pas prévu qu’il me fallait le faire lever pendant près d’une heure avant de le cuire. Profitant de cette intermède, je me précipte au magasin pour acheter le massepain et préparer la décoration finale du premier désert. Une fois, le baba dehors du four, je l’arrose généreusement de rhum. En attendant qu’il s’imprégène du délicat arôme, j’ai juste le temps d’aller me dépenser un peu avant les festivités.

10h30, -30°C, me voici au pied de Moose Mountain. Les premières retrouvailles de l’hiver avait eu lieu, il y a deux semaines en arrière, à 6h00 du matin, juste avant l’épisode de pluie givrante et avec peu de neige. Aujourd’hui, je retrouve avec plaisir la colline. Plutôt frisquet, je ne traîne pas en chemin. Barbe, cheveux, sourcils, tout disparaît sous le givre. Une heure à chôler dans une dizaine de centimères de neige légère, me voici au sommet. Les couleurs, nuances bleutées, sont magnifiques : ciel pastel aux couleurs orangées et nuages teintés de mauve. Le panaroama n’a guère changer, après un petit tour jusqu’à la cabine des secouristes, me voici prêt à descendre. Givrant, au sens propre, comme au sens figuré, cette descente en télémark, laissant quelques dizaines de courbes éphèmeres.

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Après un court passage au GI pour me changer, un détour par ma cabine pour récupérer les désert et me voici à Chili Pepper Court chez Brandon. Les convives déjà présent sont un peu allumé, et je ne tarderais guère à les rejoindres. Excellente dinde, j’ai apprécié avec délectation mordre à pleine dent dans le gigantesque pilon. Excellent après-midi qui se prolonge jusqu’à tard dans la soirée. Et je dois dire que je comprends maintenant mieux l’engouement populaire que cette fête à aux Etats-Unis. Mes papilles furent mis en émoi par la dinde, dont le goût finalement n’est pas proche du poulet, comme je le supposais, mais a un arrière-goût un peu plus sauvage. Sans parler des différentes farces aussi délicieuse les unes que les autres et les divers petits appéritifs. Bref, mon estomac fut rassassié pour deux jours.

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