Happy Solstice

21 décembre 2013, 23h00, Fairbanks
Nuagueux, quelques flocons, 10F

Ces dernières semaines ont été marquée par une forte activité cérébale diurne, tout autant que nocturne. Les journées se faisaient de plus en plus courte, mais occupé par un travail presque acharné, je n’ai presque pas remarqué la perte supplémentaire d’une heure s’ensolleiment depuis le début du mois dde décembre. Ces derniers temps, autour de mois les gens affichaient une mine de plus en plus morose, moi-même j’ai quelque peu souffert d’une légère fatigue et il m’était par moment bien difficile de m’arracher de mon lit au petit matin. J’ai presque perdu le fils des jours, travaillant tard dans la nuit, jusqu’au petit matin, pour me lever qu’avec l’arrivée du soleil et rejoindre mon bureau peu après 10h00. Bref, à ma manière la nuit septentrionale m’a quelque peu marqué. Peut être reviendrais-je plus en détail sur les modifications psychologiques des nuits polaires.
21 décembre, 6 mois après le solstice d’été qui s’est accompagné de grande festivité, le solstice d’hiver est marqué par la journée la plus courte. Nos derniers travaux rendus la semaine dernière, Simon et moi sommes prêt à profiter de notre samedi et de notre liberté retrouvée en ce début de weekend. Hier soir, après une bière au pub de l’université, nous avons grimpé Moose Mountain. Sous un ciel exempt de tout nuage, sur une neige tout juste illuminée e par la clarté des étoiles, les températures sont douces pour ce mois de Décembre, avec un mercure affichant 10F. Une petite heure de peaux de phoques et nous voici au sommet, admirant le lever de lune qui nimbe le paysage d’une teinte blafarde. La descente est excellente dans une fine couche de poudreuse recouvrant un sous-couche dur. Nous hésitons à remonter, mais choississons de réserver nos forces à la journée du lendemain.

Sur le chemin du retour, nous croisons un pickup ressortir du fossé une voiture, ayant glissé sur la route verglacée recouvert d’un gravier éparse. A l’intersection, rejoignant Goldstream Road, je vois la voiture de Simon effectuer une vigure de style, glissant majestueusement sur le côté avant de s’arrêtre contre le snowbank. Derrière mois, une deuxième voiture s’arrête, celle qui s’était précédemment arrêté dans le fossé. Deux pelles à avalanche, une quinzaine de minutes d’effert et voilà la voiture dégagée, la neige retirée du dessous. Deux tentatives plus tard, Simon au volant, la pilote de l’autre véhicule poussant la voiture et moi assis sur le capot pour augmenter la traction des roues avant, le caoutchouc adhère au sol, la voiture hésite quelque peu avant de finalement avancer: le véhicule est prêt à reprendre la route. La demoiselle ayant refuesé le verre d’entraide, à deux, devant l’Ivory Jack, Simon se rends compte qu’il a oublier son porte-monnaie dans son pantalon à la maison. US oblige, par de porte-monnaie, pas de carte d’identité, pas de carte d’identidé, pas de boisson alcoolisée. En guise de plan B, nous rejoignons Marissa, qui fête aujourd’hui la réussite de son examen compréhensif 1 examen d’école docotorale portant sur l’intégrité des cours suivi par le doctorant et sur le sujet de thèse. Deux seuls résultats possible : réussite ou une échec, d’on l’avenir de la thèse en dépend. [\foot], Marie, une autre française, Kyle, mon collègue de bio, et quelques autrs… La soirée se prolonge tard dans la nuit, entre bière, quiche lorraine, lasagne, désert, …

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Lever matinale, avant l’aurore, je passe à Lulu’s acheter deux bagels au chèvre, fait le plein d’essence et rejoint Simon. L’aube pointe tout juste à l’horizon quand nous nous mettons en route pour Skiland, la deuxième station de ski de Fairbanks. Le plan du jour, skier d’avant le lever jusqu’à après le coucher du soleil, techniquement parlant se résume à 10h59 à 2h41. Sous un ciel nuageux qui laisse tomber quelques flocons épars, nous roulons une bonne demi-heure sur des routes recouvertes par la neige, suivant un autre véhicule soulevant des nuages de poudreuses. Peu après 10h00, nous sommes équipés pour ces douces températures. Alors qu’en Suisse, j’arborais cagoule et m’emmitouflai dès que les températures chutaient en dessous des -10°C ; aujourd’hui par un plus moins de -15°C ma barbe reste exposée à l’air frais, et seul un chapeau me serre de couvre-chef. Si la géométrie des lieux ressemblent à Moose Mountain avec un point de départ et un point d’arrivée, la station est plus conventionnelle – peut-être vous vous rappelez de ma surprise, lorsque j’avais découvert que la remontée mécanique de Moose Mountain était un bus scolaire -. Ici, à Skiland, un véritable télésiège trône au milieu des pistes. Quand je dis télésiège, n’imaginez pas un 6, 4 ou éventuellement un habituel télésiège 2 places comme nous avons l’habitude de voir dans les alpes. Mais l’une de ces vieilles remontées mécaniques dont les deux sièges sont séparés par le mat d’accrochage. Mon dernier souvenir en Suisse d’un pareil modèle remonte à au télésiège de Grand Conche aux Crosets qui fut remplacé il y a déjà bien 4 ou 5 ans de cela après plus d’une cinquantaine de bons et loyaux services.

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Si la neige n’est pas des plus exceptionnelles, que de plaisir que de glisser le long des pentes – bien trop courtes -. Enchaînant les pistes, les unes après les autres, il ne nous faudra pas plus de trois descentes pour être rodé par l’employé des remontées mécaniques qui admire notre rythme effréné. Il faut dire que nous ne lésinons guère sur nos efforts et à peine au sommet du télésiège que nous voilà à nouveau en piste. Alors que les minutes passent la luminosité ne cesse de croître, pour notre plus grand plaisir. Je trouve d’ailleurs que les lumières éclairaient la piste sous le télésiège pourraient presque être éteinte. A midi, 10 minutes de pause, bien au chaud, pour avaler un chocolat bouillant avant de retourner skier. Voilà déjà le crépuscule qui pointe le bout de son nez. Il est 14h00, j’hésite presque à retirer mes lunettes pour y voir plus claire. Mais le froid et la neige qui ne cesse de tomber me convainquent du contraire. Une heure plus tard, le haut parleur au sommet de la remontée mécanique annonce qu’il est temps de s’élancer pour la dernière piste, la luminosité ne cessant de décliner. Peu après 15h00, bien assis au chaud dans la voiture nous sommes sur le chemin du retour. Il ne faudra que le temps d’apprécier une bonne bière et de dévorer et Black and Bleu Buffalo Burger à Silver Gulch pour que la nuit s’empare de l’Alaska.

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Après avoir déposé Simon chez lui, qui ne semble pas des plus motivés à sortir, je file à Tekapo Court, là où Andy construit sa maison. La semaine dernière il avait convié quelques amis afin de célébrer comme il se doit le solstice hivernal avec un feu de camp. A peine arrivé, Andy m’annonce que je serais sans doute le petit jeune, car Megan et Oliver sont en voyage dans les Lower 48, Josh comme à son habitude ne se montrera sans doute pas, et Alex n’a pas l’envie de rouler sur Moose Mountain Rd avec sa voiture équipée de pneus d’été. Hajo et Olivia étant absent, le labo n’est que faiblement représenté. Je discuterais avec entrain avec Ally, sa femme, Anthony Arendt, un prof du groupe Glacier, … Le monde étant petit, et il semble que ce soit l’habitude, tout le monde connaît mon landlord et tous ont plus ou moins un histoire particulière pour ce personnage qui s’avère de plus en plus fantastique. Ainsi, j’apprends, alors que j’ai toujours cru qu’il était infirmier, qu’il possède une licence de pilote commerciale et fut employé dans une navire-usine de pêche et qu’il a pratiqué un quatrième métier, sans aucun rapport avec les trois premiers, qu’après avoir, avec un de ses amis chasseurs, transporté un caribou en un seul trajet sur plus d’une dizaine de miles au Nord des Brooks Range, a participé à une course-relais deux jours plus tard, parcourant plus de 20 miles, au sud de l’Alaska Range.

Bref, cette journée fut une des plus belles que j’ai passé en Alaska depuis que j’y suis arrivé il y a presque – déjà – une année en arrière. Et sans vouloir être l’

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Notes:
1.

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