Alyeska J1

28 décembre 2013, 23h40
Aleyska, 242 Sankt-Moritz Rd
Nuagueux, 27°F

Si le réveil à sonné aux environs de 7h00, nous paressons une bonne heure avant de nous lever, en ce samedi matinal, premier jour des vacances. Alors que le café infuse, Zach nous prépare d’excellents scônes aux myrtilles alaksiennes. Peu après 9h30, nous sommes en route pour Girdwood et la station de ski d’Alyeska. Death Highway, le surnom donné à la route longeant le Turnagain Arm entre Anchorage et Girdwood en raison des nombreux accidents mortels, est toujours aussi magnifiques. A marrée basse, les pancakes ice, imposant morceau circulaire de glace de de mer, reposent, empilées les uns sur les autres sur le sol vaseux du bras de mer. La glace, loin de présenter la robe bleue translucide ou blanchâtre de Barrow, est recouverte de boue, blanchies par les nombreux chocs, … Mais le paysge est splendide, avec ces montagnes recouvertes d’un léger manteaux neigeux dont les coteaux, à moitié recouvert de forêts. rehaussent les soubresauts topographiques. Dans le lointain, les lumières éclairant les pistes d’Alyeska brillent d’un éclat puissant sur le flanc de la montagne, décrivant une sorte de losange.

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Une heure plus tard, nous arrivons à destination. Les noms des rues ne cessent de me rappeler la Suisse : Elm Rd, Gstaad Ln, … Nos hôtes pour les deux prochains jours possèdent une cabine sise au numéro 242 de Sankt-Moritz Rd. Simon et moi faisons la connaissance de Mick, une patrouilleuse du domaine, de son futur mari Mark, un guide d’héliski, de Jane et Nate les deux autres colocataires. La cabine est un véritable bijoux, avec une partie des murs avec des buches en guise de briques dans une matrice de Simon parsemée de bouteilles et autres vases de différentes couleurs. J’imagine déjà que dans le soleil printanier l’intérieur éclairé de milles feux. Les encadrements de fenêtre sont rehaussés par la présence de vieux skis en bois, avec les fixations d’origines. Pour l’instant la plus belle maison que j’aie visiter en Alaska, si ce ne de mon existence.

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Peu après 11h00, nous sommes sur les pistes du domaines, alors que les températures frisent le 0°C. Rien ne servait de partir dans les Lower 48 ou sous les tropiques pour profiter d’un léger redoux. Je suis surpris tant par la modernité des installations (deux quatre places debrayables, un télécabine), que par leur nombres, même s’ils ne sont pas tous en fonctionnement. Alyeska n’a presque rien à envié à nos stations européennes : longue dénivelée, fort gradient, et surtout ne possède presque aucun enneigement mécanique. La neige est douce, les bosses plaisantes. Simon et moi enchainons les virages les uns après les autres, alors qu’Eyal, manquant de technique, nous suit tant bien que mal. J’apprécie le paysage montagneux, ouvert sur ce bras de mer. Pour ceux qui n’ont jamais eu l’occasion de skier dans un fiord ou ce genre de topographie, je ne saurais que trop recommandé l’expérience.

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La journée de ski s’éternise. Les derniers rayons de soleil se sont estompés dans les nuages. Les lumières éclairant les pistes, tout autant que les itinéraires hors-pistes sont allumées. Peu à peu la nuit tombe, mais nous continuons de skier dans l’éclat blafard des lampes. Alors qu’en Suisse, les remontées mécaniques seraient fermées depuis longtemps, nous entamons notre dernière descente à passé cinq heures et demie du soir. Un vrai régal, et la bière dégustée au fond des pistes couronnent la journée. De retour à Sankt-Moritz, nous discutons avec Mick et Mark, alors qu’un Chili con Carne mijote documents sur le feu. La soirée ne s’éternise pas, nous discutons encore un peu de nos études, avant de finalement nous endormir d’un sommeil bien mérité.

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