Retour à Barrow

13 janvier 2013, 9h40

Alaska Airlines, AS55 Fairbanks to Barrow, via Deadhorse

Claire, -31°F (-33°C)

13 janvier, cela fait maintenant un peu plus d’un an que je suis en Alaska. A l’instar l’année dernière, mon anniversaire coïncide avec le travail de terrain à Barrow. A l’inverse de l’année dernière, aucune tempête ne fait rage sur Barrow, et le vol est prévu pour 7h50 ce matin. Comme nous emportons du matériel scientifique dans nos bagages, il est préférable de se rendre de bonne heure au check-in. Bref, 5h15, je me réveille. Dehors les étoiles brillent, aucune aurore boréale ne me souhaite un bon jour. Un bon café, un excellent petit déjeuner, le temps de finir d’empaqueter mes affaires et il est déjà 6h00. Avec une précision, presque digne d’une montre suisse, Jason et Megan me récupère quinze minutes plus tard à l’heure convenue. Rien à signaler à l’embarquement si ce n’est que le mélange à fondue a soulevé quelques suspicions au contrôle de sécurité. Mais rassurez-vous il est en bon chemin.

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À peine décollés, nous survolons l’étendue glacée de l’intérieur de l’Alaska. Nous laissons derrière nous les couleurs pastels de l’aube qui pointe, loin à l’est, loin au sud. Premier vol de nuit durant lequel je transite par Deadhorse, l’aéroport de Prudhoe Bay, où se trouve les gisements de pétroles. Au printemps dernier, j’avais été surpris par l’étendue du complexe. En ce mois de janvier, au milieu de la nuit, de nombreux points lumineux parsèment le sol, s’étendent dans toutes les directions, jusqu’à se perdre dans la brume. Encore quelques minutes de vol et nous nous poserons à Barrow. La lune est presque pleine, son disque mordoré se reflète sur l’aile du Boeing, éclairant d’une lumière blafarde les stratus en dessous de nous. Loin au sud, le soleil n’est pas encore lever.

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10h05, nous arrivons en vue de Barrow. Une myriade de lumière orangée font écho à la robe mordorée de la lune. 10h10, nous atterrissons dans un nuage dans des volutes de neige. Dehors sur le tarmac, la température est approximativement de -20°C, bien plus clémente qu’à Fairbanks. Une bonne est nécessaire pour remplir la paperasse à l’UMIQA, puis nous dépaquetons nos affaires dans la hutte 171. Après un court appel téléphonique avec ma famille en Suisse, nous amenons les colis scientifiques au theatre (là où nous préparons nos affaires pour les sorties sur la glace de mer et au BARQ où se trouve les laboratoires. Comme il nous reste encore un peu de temps, avant que Brandon, Kyle et Eric, les biologistes, nous rejoignent à la hutte, nous sortons les diverses pièces de la station de mesure de la glace de mer, MBS (Mass Balance Site), et faisons un détour par le supermarché avant de prendre le café à la hutte.

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