Ski a Ester Dome

20 janvier 2014, 16h00
UAF, Fairbanks
-7°C, couverture nuageuse 8/10, vent NE 8 noeuds

Après un lever tardif, une longue nuit de sommeil: 12 heures 30 minutes, presque une durée record pour moi, et surtout suffisante pour récupérer de la semaine de field work. Tartines de pain grillées, recouvertes de beurres, confitures ou miel, arrosée d’un cacao amer des plus crémeux un véritable régal.

Alors que je m’apprête à téléphoner à Eyal pour lui proposer une virée en ski de fond soit dans Goldstream Valley, soit autour de Ace Lake, un petit lac situé à quelques miles de ma cabine, ce dernier me devance de justesse:

“Te souviens-tu de l’email que Stan Justice 1 avait envoyé il y a quelques semaines en arrières à propos des conditions autour d’Ester Dome. J’ai croisé hier soir Erica, elle m’a dit que c’était excellent”

Bien sûr que je me souvenais de ce courriel au contenu sybilin : “Il y a des conditions intéressantes sur la face sud d’Ester Dome. La pluie givrante a laissé une couche solide. Maintenant avec les 8 pouces de poudres, il y a de l’espoir que cela pourrait être sympathique pour le ski entraîné par gravité. Comment cela pourrait-il aller mal”. Bref, une demi-heure plus tard nous étions en route pour la colline. Du sommet, la vue sur l’Alaska Range est magnifique, mais aujourd’hui les nuages cachent le panorama.

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Éclairé par les rayons de soleil de cette fin d’après-midi, je m’élance sur cette face sud. Les buissons du sommet laissent rapidement place à une forêt de bouleaux. Seulement trois skieurs nous ont précédé, et il est facile de trouver quelques espaces vierges entre les troncs pour profiter d’y laisser une trace éphémères. Les conditions sont excellentes, bien meilleures que celle que nous avons eu à Alyeska il y a queqlues semaines en arrière. Slalomant entre les troncs, zigzaguant entre les souches, évitant élégamment l’un ou l’autre rare sapin.

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La descente est rapide, presque trop. Nous voici déjà arrivons au fond. Devant nous, les bouleaux cèdent la place aux hêtres et leur sous-bois empli de taillis. Il est temps que de revêtir nos skis de peaux et d’attaquer la montée. Une petite heure plus tard, Eyal n’étant pas des plus rapides et expérimentés, nous voici de retour au sommet. Le vent a fraîchi, et nous décidons de regagner nos pénates.

Le lendemain, en début d’après-midi je serais de retour au même endroit, appréciant la même neige un vrai régal. Et maintenant, je pense déjà à y retourner.Après un lever tardif, une longue nuit de sommeil: 12 heures 30 minutes, presque une durée record pour moi, et surtout suffisante pour récupérer de la semaine de field work. Tartines de pain grillées, recouvertes de beurres, confitures ou miel, arrosée d’un cacao amer des plus crémeux un véritable régal.

Notes:
1. Le fondateur de l’Alaska Alpine Club

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