Milwaukee Art Museum

23 juin 2014, 1700 (GMT-8, AKDT)
UAF, WRRB 101, Fairbanks

Malgré la fin du travail de terrain, mon emploi du temps ne s’est pas allégé. Entre repeindre les encadrements des fenêtres de ma cabine, poursuivre la construction de ma serre, aider Matthew à ériger son atelier… je ne trouve guère le temps d’écrire. Voici, la suite des mes aventures à Milwaukee.

Au gré de mes errances dans les rues de Milwaukee, j’ai découvert le  Stone Creek Coffee, un petit café qui propose pas moins d’une dizaine de café différents, issus de grains d’origine diverses, torréfiés soigneusement par la maison. Situé dans l’une des ces anciens bâtiments aux briques d’une couleur acajou claire, l’intérieur est un mélange entre  un ameublement d’inspiration coloniale avec un soupçon de style industriel. Sur l’ardoise, l’inscription “cold brew” attire mon attention. Amateur des cafés infusés à froid, je suis bien souvent déconvenu par les établissements qui vendent sous cette appellation un café infusé à l’eau tiède, ou pire encore un café rapidement refroidi dans un réfrigérateur. Ici rien de tel, l’infusion est véritablement réalisé à froid et il propose même un “double strength“. Malgré quelques réponses engageantes, il me sera impossible de connaître leur secret de fabrication pour ce dernier. Rien à redire sur la force du cold brew double strength, un véritable délice que j’apprécierai en ce début de matinée.

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Je découvre avec joie qu’Ed Adams est l’un des conférenciers invités. Sa présentation sur la métamorphose de la neige est tout simplement merveilleuse. S’il fournit quelques explications sommaires sur la transformation des cristaux, la porosité et la manière dont la porosité évolue en même temps que l’interface neige/air est mis en exergue. Entre micrographies et tomographies à rayons X, les images sont enchanteresse. Des trois sessions aux titres aguicheurs seuls deux porteront leur fruit. La conférence s’achève avec la présentation plénière sur les matériaux poreux absorbants, autrement dit le cœur des couches-culottes et autres culottes contre l’incontinence. Le sujet se révèle des plus intéressants notamment sur les données techniques et la mise en œuvre de tels matériaux. A midi, dernier repas à l’Hilton que je partage en compagnie d’Arash et d’Amir du groupe Piri, dont la renommée dans le milieu pétrolifère n’est plus à faire.

Cet après-midi, il est temps de repartir à la découverte de Milwaukee. Longeant Wisconsin Avenue en direction du lac, il est temps de rejoindre le Milwaukee Art Museum et d’admirer encore une fois son architecture particulière. A l’inverse de hier soir je traîne en chemin admirant tour à tour l’Iron Block, le bâtiment qui fut le siège de l’association des dentistes, les escaliers extérieurs, ou les créneaux d’un immeuble lui donnant un petit air médiéval. Un peu plus loin, à hauteur du buste, les lampadaires sont équipés d’un appareil me faisant pensait à un folioscope (flip-book), et présentent des animations de la vieille époque, tel des enfants sautant à la corde, une calèche, …

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Je ne reviendrais pas sur le génie de Calatrava et l’élégante extension. L’intérieur est aussi sobre que l’extérieur, l’atrium est éclairé par une grande verrière ombragée par le brise-soleil. Face au lac, une façade vitrée s’ouvre comme une timonerie. Point n’est besoin de trop de mots lorsque les images se suffisent à elles-mêmes.

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La découverte du musée est pleine de surprise, en dehors des célèbres génies du pop-art américains que sont Andy Warhol et Roy Liechtenstein, le MAM regorge de nombreux trésors européenes : Monet, Renoir, Léger, Braque, Picasso, Klee, Chagall, … ou encore Fragonard, Delacroix et Botticini Je découvre aussi d’autres artistes américains tel Jack Yougerman, Wayne Thiebaud. En dehors des peintures, quelques pièces de mobiliers des années 1830, quelques pièces orfèvreries et d’horlogeries, dont l’une de construction suisse. Racine germanique oblige, trois vitrines sont consacrées aux choppes de bières allemandes, de celle produite en céramique et soigneusement décorée. Au dernier étage, plus étonnant, je découvre une collection d’art en provenance d’Haïti, dont la marque de fabrique est sans doute l’imagerie de la mort et les croyances vaudoues.

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Après la visite, une petite balade m’amène face au môle où est amarré une réplique du Challenge, puis je rejoins la terrasse du Memorial Center, non pas pour rendre mémoire aux soldats morts pendant la deuxième guerre mondiale, mais pour le point de vue qu’il offre sur l’extension du musée. A cinq heures précises, les ailes du Burke Brise-Soleil se mettent en mouvement. Tel un cygne fermant ses ailes après un amerrissage réussi, les voiles se referment sur la verrière en un élégant mouvement.

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Mens sana in corpore sano. Un esprit sain dans un corps sain. Rien de tel qu’après avoir nourrit mon esprit que de prêter attention à mon corps. Pour ce faire, je me rends à 613 de 2nd street. A cet adresse se trouve Milwaukee Brewing Co. une des nombreuses microbrasserie de Milwaukee. Ici la visite se fait une bière à la main, à peine payer le ticket d’entrée (8$) que me voici une pinte remplie au deux tiers d’une IPA que j’aurais le temps de déguster le temps de l’introduction. En une heure, les quatre principales étapes menant de la torréfaction de l’orge jusqu’à la mise en bouteille sont abordés. Entre deux étapes, le passage par le bar est presque obligatoire afin de découvrir l’une de leur dix bières différentes. A la fin du tour, le visiteur déjà un peu joyeux est amené à déguster les bières qu’ils n’auraient pas eu le temps d’essayer au cours de la visite. Les bières sont toutes aussi bonnes les unes que lest autres, en particulier la Black Iron et l’Admiral Stache. Pour la petite histoire, au cours de la visite j’ai fait connaissance de Léony et son copain; si je n’étais pas déjà logé à Milwaukee, j’aurais été invité à les accompagner jusqu’à Madison ce soir pour fêter son anniversaire et dormir chez leur amis.

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En ce vendredi soir, il est temps de sacrifier à la tradition de la cité : le Friday Fry Fish. Melissa et son copain m’amène au Ugly’s, un restaurant reconnu tant pour ses burgers que ses Fry Fish. Au lieu de rester enfermé dans le bar  au rez-de-chaussée, nous montons sur la terrasse occupant la majeure partie du toit plat. Du troisième étage la vue n’est pas des plus imprenables sur la cité, mais le panorama sur Milwaukee River est agréable. Au cours de soirée nous dégustons de mes plans pour le lendemain. Ayant eu le temps de visiter le MAM et une brasserie cette après-midi, bien que Milwaukee possède encore suffisamment de secrets pour moi, je suis presque tenté de prendre le bus pour Madison et découvrir la capitale du Wisconsin, qui est aussi une cité des plus estudiantines. Erin, mon ancienne colloc’, qui y a fait ses études, ne cessait de me parler cette plaisante ville. Melissa n’aura que peu de difficulté à me convaincre qu’il est nécessaire d’y aller, ne serait-ce que pour le marché du samedi.

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