20 personnes, 10 jours, 160kg de nourritures

9 mai 2013, UIL-NARL, Building 171, Barrow

Lundi matin, à peine arrivé au travail, après une petite journée de repos, un courriel retient mon attention. Alors que je m’attendais à pouvoir tranquillement finir mon premier devoir du semestre prochain, puis m’atteler au dernier du semestre passé, Eric, l’un des instructeurs du Sea Ice Field Course, un cours de terrain sur la glace de mer auquel je participe, requière un peu d’aide pour aller faire des achats en gros. Il est en effet bien plus économique d’acheter les produits alimentaires ici à Fairbanks et des les amener avec nous en avion[footnote]Avec Alaska Airlines, nous avons le droit à trois bagages gratuit de 23 kilogrammes chacun[footnote]. Bref, bien que je sois à moitié submergé par le travail, je réponds par l’affirmative. Notre mission : acheter de la nourriture pour nourrir 20 personnes pendant 10 jours. Nos véhicules : 2 subarus legacy. Notre poids limites : 7 fois 23 kilogrammes.

C’est ainsi qu’en fin d’après-midi, au alentour de 18h00, alors que le soleil est encore haut dans le soleil, Megan, Eric et moi nous nous dirigeons chez Sam’s, un marché de gros, un peu à l’instar d’Alligro, en Suisse. Presque sur le pied de guerre, chacun de nous, muni d’un chariot, est chargé de récupérer les articles d’un tiers de la liste, occupant 2 pages et demies: pâtes, quinoa, légumes, pains, huiles, vinaigres, … La majorité des quantités sont en dehors des normes familiales: 5kg de saucisses, 10 kg d’haricots rouges en boîtes, 6kg de fromages, …

Un coffre rempli de victuailles
Un coffre rempli de victuailles

2 heures et demi plus tard, le coffre de ma voiture, les deux sièges arrières rabattus est complètement rempli, tandis que celle de Megan n’est que partiellement chargée. Megan et Eric se dirigent vers un autre supermarché pour acheter les articles que nous avons besoin en moindre quantités ou plus exotique, pour les quelques végétariens. A peine ai-je finis de décharger ma voiture, que mes collègues sont de retour, mon bureau ressemble plus à une cave qu’à une vraie salle de travail. Il ne reste plus qu’à séparer la nourriture entre les 7 caisses plastiques, en veillant à ne pas dépasser le poids fatidique.

Mon bureau, le soir après les courses
Mon bureau, le soir après les courses

 

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *